Brochure Ibn Ghazi

Pour quels parcours de métiers suis-je fait?

Le baccalauréat en poche, l’élève se retrouve devant la question épineuse de la formation supérieure à suivre. L’élève, sa famille et son entourage au complet sont interpellés et ont souvent des opinions différentes et des fois opposées sur l’orientation à prendre après le Bac. D’autant plus que l’offre de formation est riche et variée aussi bien dans le public que dans le privé.

Dans l’optique de booster et d’accompagner au mieux leur enfant dans ses choix, les parents mettent sur les petites épaules de ce dernier une pression supplémentaire, la tension monte.

Mettons-nous tout d’abord d’accord sur le fait que l’acteur principal est l’élève lui-même et c’est à lui de prendre son avenir en main.

Responsabiliser l’élève et l’amener à prendre conscience sur ce qui est entrain de se jouer à ce moment précis de sa vie, est le point de départ de cette réflexion sur l’orientation à suivre.
 

Quand l’élève saura qu’il détient le rôle principal dans les événements à venir, ceci l’amènera à se prendre spontanément en charge et à s’impliquer directement dans les actions à mener, en principe!

Être bien entouré

La 1ère de ces actions est d’accepter d’être conseillé et être attentif aux expériences de son entourage et en particulier ses parents, ses professeurs et le directeur de son école. Un élève averti en vaut deux! ‘’

Les conseiller d’orientation’’ ne sont pas les personnes à solliciter. Leurs connaissances des métiers et du marché de l’emploi est restreinte. Il en de même des spécificités des offres de formation présentes sur le marché de la formation. Leurs fiches comme leurs tests sont standardisés et antidatés.

Par contre les profs des matières principales de la filière et la direction de l’école sont une bonne source d’information puisqu’ils voient passer chaque année des promotions d’élèves et s’informent des voies prises par les meilleurs d’entre eux. Ils ont un retour d’expérience et sont généralement bien informés par le biais des parents et des anciens élèves

Pas de meilleurs conseillers que les parents, la famille et le cercle d’amis

L’entourage familiale et le cercle d’amis est de loin votre meilleur Conseil. Leurs expériences vécues avec ses succès, ses échecs, les décisions ratées et leurs connaissances du marché du travail, est riche d’enseignements.

Avoir les Conseils à l’immense avantage de vous aider à cibler les axes de recherche d’information, à défaut l’élève risque de se noyer dans un flot d’information incontrôlés sur internet et via les réseaux sociaux. On s’y perd. Et quand on perd la boussole on se laisse malheureusement guider par ceux qui font le plus de bruit comme dans le souk du quartier. Et les crieurs! Il n’y a que ça de nos jours.

Cependant, il faut rester vigilant vis à vis des conseils de son entourage. Là encore attention aux projections faciles et aux regards superficiels: regarde ce qu’a fait un tel! Ou cette branche a le vent en poupe! Ou tu es attaché au jeux vidéo, c’est bien que tu fasses informatique…Calquer l’expérience d’autrui ou suivre des tendances volatiles du marché peut sembler une solution accessibles, mais non sans risque, pour certains élèves.

D’autres parents vivent le syndrome de la 2ème chance. A travers leurs enfants, ils veulent revivre une seconde vie et se rattraper ce qu’ils ont manqué ou raté. Personne n’a le droit de se procurer la vie des ses enfants

L’approche du retour sur investissement cultive un sentiment de culpabilité chez l’élève

Pour d’autres, la formation des enfants est un investissement économique avec ses profits et pertes et ses ratio de rentabilité. Investir dans la carrière des ses enfants est une forme de garantie d’une belle retraite pour les parents. Dans cette optique l’indicateur le plus important à prendre en compte est la marque ou le montant des frais à payer. Plus le chiffre à payer est important plus le retour sur investissement est meilleur. C’est la course à l’immigration à l’étranger sous le masque de l’enseignement supérieure, c’est également faire place à ‘’qui dit mieux’’ et à la concurrence intra et inter familles, c’est aussi la ruée vers les grandes marques.

L’élève, redevable, travaillera désormais pour rembourser ses dettes et fructifier les actifs des investisseurs (Banque ou parents).

Au moment où l’élève est à la croisée des chemins et rempli d’espoir et d’ambition, il est cloué au sol par les engagements à tenir.

Pour se prendre en charge et s’impliquer, l’élève doit se sentir Responsable mais aussi et surtout Libre de ses choix. Je ne connais de parents qui seront insensibles aux arguments précités ni à une posture consciencieuse et réfléchie de leurs enfants. Il n’en demande pas plus!

La décision sur la formation à poursuivre ressemble à certains égards, à la décision de mariage, c’est triste de la vivre seul dans son coin et c’est un bonheur total si on est entourés de la famille et des amis. Bien entendu dans le respect des termes de responsabilités et de libre arbitre d’un côté et de l’écoute et de l’implication de l’autre.

Les parents qui endossent à l’enfant seul la Responsabilité entière de décider de son avenir le prive du soutien moral de la famille et le poussent à demander conseil à autrui

Les parents qui endossent à l’enfant seul la Responsabilité entière de décider de son avenir le prive du soutien moral de la famille et le poussent à demander conseil à autrui. Par contre, fort du soutien et de l’accompagnement réfléchi de son entourage, l’élève est à même d’entreprendre sa démarche de recherche des parcours de formation et de carrière appropriés de manière méthodique et apaisée.

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